mercredi 12 avril 2017

Dragon Ball : et le tome 43 fut !


Le 5 avril dernier marquait la sortie française du premier tome de Dragon Ball Super chez son éditeur historique Glénat, autrement dit ce fichu tome 43 qu'on n'a jamais eu à l'époque, mais dont, je suis sûr, beaucoup rêvaient secrètement. Oh, allez, même si les transformations, fusions et autres absorptions incessantes et excessives de l'arc Majin Boo pouvaient être perçues comme une forme de lassitude autoparodique d'Akira TORIYAMA, vous n'auriez sans doute pas craché sur un peu plus de Dragon Ball en manga.

➥ De Dragon Ball à Dragon Ball Super
Petit rappel pour les plus jeunes qui n'ont pas eu la chance de connaître "l'âge d'or" : le manga Dragon Ball s'achevait début 1995 dans les pages du Weekly Shônen Jump, totalisant 42 tomes au format tankôbonDragon Ball Z se concluait un an plus tard au bout de 291 épisodes (444 en comptant Dragon Ball sans le Z), tandis que Dragon Ball GT rallongeait la sauce à sa manière jusqu'à fin 1997. A partir de là, Son Gokû disparut purement et simplement de la scène animée une bonne décennie durant, non par manque de popularité vu les produits dérivés (figurines, jeux vidéo, cartes) qui s'écoulaient toujours par palette, mais à cause d'un navet américain en gestation. Il faudra attendre 2008 et le 40ème anniversaire du Weekly Shônen Jump pour voir un épisode spécial pointer timidement le bout de son nez, puis 2009 pour une "remastérisation" HD de Dragon Ball Z, expurgée de ses épisodes filler et d'une partie de sa violence : Dragon Ball Kai, ou Dragon Ball Z Kai en occident. Arrivèrent peu après les vraies suites de Dragon Ball Z, scénarisées par Akira TORIYAMA lui-même : les films Battle Of Gods et Fukkatsu No F, élargissant les horizons du Dragon World, et dont le succès poussa Tôei Animation, Shûeisha et Akira TORIYAMA, à relancer la poule aux oeufs d'or à la fois sous la forme d'une nouvelle série animée et d'un manga. Ainsi naquit Dragon Ball Super, dont Akira TORIYAMA écrit les grandes lignes de l'histoire pour les deux supports, et avec TOYOTARÔ aux commandes de la version papier. Un fan comme vous et moi, déjà connu pour ses dôjinshi sous le pseudonyme TOYBLE.

➥ Une suite revenant en arrière
Etrangement (mais pas trop, compte tenu des traits ridés de certains personnages), Dragon Ball Super ne tient pas compte des derniers chapitres de Dragon Ball prenant place 10 ans après la défaite de Majin Boo. L'histoire ne reprend ici que quelques mois après la victoire finale sur le djinn (sans que les pages citées précédemment soient mises au placard, même s'il subsistera un problème de date) et commence par adapter les événements vus dans les films Battle Of Gods et Fukkatsu No F. Son Gokû et ses amis goûtent à une paix retrouvée, mais deux nouveaux personnages venant d'une lointaine planète troubleront cette quiétude : Beerus, affublé du sympathique qualificatif de "dieu de la destruction" et craint par les Kaiô(shin) eux-mêmes, et Whis, son serviteur. Ces derniers jetteront les bases des nouvelles aventures des Guerriers Z en leur révélant l'existence de 12 Univers distincts, le Dragon World tel que nous le connaissons faisant partie du septième. Que réserve les Univers restant à nos héros ?

 Des débuts expéditifs...
Je commence par là car c'est sans doute le gros bémol de ce tome 1, donnant du manga une image de "simple support promotionnel de l'anime" quelque peu faussée : les premiers chapitres sont bourrés d'ellipses. La partie terrestre de l'arc Battle Of Gods est ainsi expédiée en quatrième vitesse, tandis que les événements de Fukkatsu No F sont tout simplement résumés sur une seule page. Pourquoi ? Comment ? Il faut savoir que le manga et l'anime ont débuté quasi-simultanément, à quinze jours d'intervalle, et que quand Fuji TV diffuse quatre épisodes de 20 minutes par mois, TOYOTARÔ lui ne réalise (ou plutôt "ne réalisait" car le nombre a depuis doublé) que 20 pages de l'histoire. Ainsi, il y a fort à parier que ce dernier, soutenu par Akira TORIYAMA, fusse obligé de sacrifier les premiers chapitres pour ne pas se faire larguer par l'anime, et pouvoir adopter un meilleur rythme pour la suite. D'ailleurs, ce n'est sans doute pas un hasard si ce premier tome s'intitule "Les guerriers de l'Univers 6", préférant donc s'attarder sur la suite.

➥ ... mais une vrai filiation
Pour contrebalancer le défaut précédent, le point fort du manga, malgré quelques ratés disséminés ça et là, est la fidélité quasi-religieuse du style de TOYOTARÔ envers celui d'Akira TORIYAMA. Une ressemblance troublante au niveau du trait et de la mise en page faisant que le maître adoubera sans hésitation le jeune mangaka (sans doute la meilleure idée qu'il ait eue ces dernières années), et qui nous permet d'enchaîner sans problème le tome 42 de Dragon Ball et ce premier tome de Dragon Ball Super, simple et agréable à lire, sans qu'on ne perde un temps fou à décrypter l'action comme dans certains shônen récents aux combats proprement illisibles - coucou Naruto. Il en a fait, du chemin, celui qui se contentait, dans ses tous premiers dôjinshi, de recopier les cases du maître en changeant juste quelques détails physiques et vestimentaires.

➥ Humour d'un jour, humour pour toujours
Que serait donc Dragon Ball sans l'humour qui a contribué au succès des aventures de Son Gokû ? Dragon Ball Super n'est pas en reste, mais contrairement à l'anime qui multiplie les gags lourdingues tout en insistant sur la bêtise crasse de notre héros (qui n'était quand même pas si stupide à la fin de Dragon Ball), le manga dose le comique de manière plus subtile, plus intelligente. En ce qui me concerne, c'est les dessins humoristiques séparant les chapitres que j'ai le plus apprécié et qui m'ont le plus fait rire, l'autodérision dont y fait preuve TOYOTARÔ étant un beau reflet de son humilité.

➥ Et la version française ?
A l'heure où les nouvelles traductions de Ghost In The Shell et Gunnm laissent perplexes, on sera plus qu'heureux de retrouver la traductrice historique de Dragon Ball (depuis l'édition Deluxe en coffrets) sur Dragon Ball Super. Rien à redire à ce niveau-là, d'autant que tous les bonus du tome 1 japonais sont conservés et traduits, comme par exemple l'interview croisée des auteurs en fin de tome. Pour le reste, Glénat a tout fait pour respecter au mieux la maquette japonaise, à l'exception d'un détail dont je ne me suis moi-même rendu compte que dernièrement : le lettrage de la couverture carton japonaise (sous la jaquette) rend scrupuleusement hommage à la première édition du manga. Un détail plus qu'appréciable qui aurait peut-être mérité d'être reproduit sur le tome français, vis-à-vis de l'édition Deluxe.

➥ Le mot de la fin
Soyons honnête : dans la mesure où je connais la suite du manga, mon avis est sans doute quelque peu faussé. Je pense qu'un certain nombre de lecteurs regardant uniquement l'anime et/ou ne suivant pas la publication japonaise pourront difficilement prendre au sérieux ce tome, de par les ellipses ruinant quelque peu sa narration. Me mettant à leur place, je fus moi-même déçu à l'époque de la prépublication. Et pourtant, sans spoiler, je ne peux que leur conseiller, vous conseiller, de ne surtout pas vous arrêter aux premiers chapitres, qui ne sont aucunement représentatifs de la suite du manga, tant les progrès de TOYOTARÔ seront qualitativement et quantitativement fulgurants. Rendez-vous en juillet pour le tome 2.

P.S. : Notez le chapitre bonus expliquant la reconstruction de la planète de Kaiô, une "absence" un poil critiquée dans l'anime; pas mal pour "un simple support promotionnel" de ce dernier, non ? 😉

P.S. 2 : Vous pouvez compter sur moi pour défendre le manga bec et ongle face à ceux qui le traiteront de "simple support promotionnel de l'anime"; une insulte qui me filerait limite des boutons 😏
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vendredi 24 février 2017

Les futurs alternatifs dans Dragon Ball (Super) : tentative d'explication

En préambule à cet article, et en tant que fan de la première heure, je salue Akira Toriyama pour la cohérence générale du manga Dragon Ball. Une petite prouesse quand on connaît l'enfer des délais de la publication hebdomadaire et certaines anecdotes concernant l’exigence de son tantô (responsable d'édition faisant le lien entre le mangaka et sa maison d'édition), obligeant parfois (souvent ?) notre génialissime auteur à repenser son histoire. Ainsi et en ce qui me concerne, du tome 1 au tome 42 de Dragon Ball, le seul point fâcheux est Trunks mentionnant que les Androïdes ayant détruit son futur sont N°19 et N°20. Dont l'apparence ne convenait pas au fameux tantô, d'où la création de N°17 et N°18, blablabla... Ce détail n'a, me semble-t-il, jamais été modifié, de toutes les rééditions que le manga ait connues, sans doute car il ne s'agit pas d'une erreur à proprement parler.


Comme les plus anciens le savent, Dragon Ball aura été absent douze ans de la scène animée⁽¹⁾, de 1997 (fin de Dragon Ball GT) à 2009 avec le lancement de Dragon Ball (Z) Kai. Mais c'est en 2013 que se fera le véritable revival, avec la sortie du quatorzième film Dragon Ball Z, Battle Of Gods, censé être une suite officielle sous la houlette de l'auteur. Puis viendra un quinzième film en 2015, Fukkatsu No F, avant qu'une toute nouvelle série ne débarque l'année d'après, Dragon Ball Super. Toujours produite par Tôei Animation, celle-ci se décline également sous la forme d'un manga réalisé par Toyotarô sous la supervision d'Akira Toriyama lui-même, qui fournit également les grandes lignes de l'histoire à l'équipe technique de la série. Le contexte de publication n'est pas le même qu'à l'époque, puisque l'animé devance le manga dans le cas présent, ce dernier n'étant prépublié que mensuellement dans le V-Jump à raison d'une quarantaine de pages par mois. Ce qui ne change pas, en revanche, ce sont les épisodes filler (bouche-trous), créés ici, à l'inverse, pour ne pas trop distancer la version papier.

Ce revival Dragon Ball, que tout un chacun jugera utile ou non, n'est pourtant pas un modèle de cohérence, entre Akira Toriyama qui piétine étrangement le premier téléfilm Dragon Ball Z⁽²⁾ dans le chapitre Dragon Ball Minus de son manga one-shot Ginga Patrol Jaco, ou encore Son Gohan perdant inexplicablement sa transformation Ultimate⁽³⁾ que le manga sous-entendait (à travers le Vieux Kaiôshin) comme remplaçant celle en Super Saiyan, donc à priori définitive. Plus récemment, nous avons assisté au come-back fracassant de Trunks du futur dans Dragon Ball Super, dans un arc portant son nom (Mirai Trunks Hen) et dont le retour suscite quelques interrogations présentes et passées sur la gestion des voyages temporels dans Dragon Ball. D'autant que le Dragon World s'est depuis élargi avec la révélation sur l'existence de 12 Univers, la Terre faisant partie de l'Univers 7.

Mais mettons de côté les 12 Univers. Tout d'abord, et contrairement à ce que l'on voit dans la trilogie cinématographique Retour Vers Le Futur, il n'existe pas qu'une seule et unique ligne temporelle (ou timeline) modulable à souhait dans Dragon Ball. Une modification conséquente du passé entraîne la création d'une nouvelle timeline, soit une nouvelle réalité, nouveau monde alternatif ou nouveau monde parallèle. A travers les événements vu dans l'arc des Androïdes et de Cell, on dénombre l'existence de quatre mondes parallèles dans le Dragon World, tous répertoriés par les rédacteurs de Shûeisha dans l'ouvrage Dragon Ball Daijiten (Le Dictionnaire De Dragon Ball chez nous), septième et dernier volume de la collection Dragon Ball Daizenshû, "grande et complète", comme son nom l'indique. Attention, ça se complique ! Ces mondes, les voici :
  • Le premier est l'histoire principale telle que nous la connaissons;
  • Le deuxième est celui d'où vient Trunks, soit un monde où tous nos héros sont morts, et celui qui est précisément en danger dans Dragon Ball Super;
  • Le troisième est celui d'où vient Cell, c'est-à-dire un futur dans lequel Trunks est rentré désactiver les Androïdes avec les plans trouvés dans le laboratoire du Dr Gero, s'y faisant tuer par sa créature qui volera la Time Machine et remontera le temps pour absorber N°17 et N°18, rejoignant ainsi l'histoire principale;
  • Le quatrième découle du précédent, à savoir que s'il existe un monde dans lequel Trunks est rentré désactiver les Androïdes, il en existe un autre assez similaire au premier duquel Trunks est absent. Notez que j'émets une réserve sur les propos du livre disant que le Cell Game s'y tient, puisqu'il me semble que l'arrivée de Cell et plus précisément la découverte d'une seconde Time Machine sont les raisons pour lesquelles Trunks ne rentre pas immédiatement à son époque avec les plans.

Dragon Ball Super réintroduit donc Trunks du futur, dont le retour soulève une interrogation qu'on ne se posait pas forcément : comment a-t-il pu revenir dans cette timeline qui n'est pas la sienne ? En poussant plus loin, on aurait déjà pu se demander comment il avait pu revenir aider nos héros contre les Androïdes... voire même carrément repartir la première fois "dans son temps" après avoir donné le médicament à Gokû ! Bien sûr, il n'était pas encore établi que notre voyageur temporel avait créé une autre timeline. Akira Toriyama le fera progres-sivement en expliquant que ce qui affecte l'histoire principale ne modifie pas le futur de Trunks. Concrètement, dans Dragon Ball, on avait :
  • Trunks revenant vers le passé pour avertir nos héros de la menace Androïde et sauver Gokû d'une maladie cardiaque ; aucun problème, c'est bien "son" passé;
  • Trunks retournant ensuite vers son époque ; ça coince, il a déjà modifié le temps, donc aurait dû trouver le futur de l'histoire principale;
  • Trunks revenant donner un coup de main contre les Androïdes ; ça coince, ce n'est plus "son" passé;
  • etc...

Ainsi, il semblerait que la Time Machine, en marge de sa capacité à voyager dans le temps, puisse aussi passer d'un monde parallèle à l'autre. L'animé Dragon Ball Super ne s'attardera pas dessus, confondant par ses non-dits le futur de l'histoire principale et le futur de Trunks. En revanche, et c'est une très bonne surprise, le chapitre 21 du manga donne une explication (ou tout du moins, essaie) par l'intermédiaire de Bulma :
  • Le futur de Trunks n'est pas celui du présent de l'histoire principale;
  • Le futur de Trunks est celui d'un monde parallèle connecté au présent de l'histoire principale par une configuration initiale bien précise, incluant un délai à respecter (si 24h passent dans le présent, ce doit être pareil dans le futur);
  • Cette configuration ne doit en aucun cas être modifiée, sous réserve de perdre cette connexion et d'atterrir ailleurs;
  • La connexion s'affaiblit à chaque voyage.

Et là je dis, bravo ! Ces explications rendent un peu de cohérence aux voyages temporels de la saga, et démontrent aussi que l'équipe technique de la série animée est loin d'avoir toutes les éléments en main. Rappelons que dans celle-ci, Gokû Black apparaît dans le présent de l'histoire principale et détruit la Time Machine de Trunks, obligeant Bulma à ressortir et réparer celle de Cell. L'idée n'est pas mauvaise et témoigne d'un certain soucis du détail, mais en tenant compte des explications de la Bulma du manga, adieu la configuration initiale bien précise liant le futur de Trunks au présent. Voire même pire : si la Time Machine est connectée à son point de départ, alors Gokû et Vegeta auraient pu se retrouver... dans le troisième monde parallèle, celui d'où vient Cell !

Un autre point épineux concerne l'antagoniste de l'arc, à savoir Zamasu. Sous l'apparence "Gokû Black", Zamasu, plus précisément le Zamasu du présent, asservit le futur de Trunks, raison pour laquelle ce dernier entreprend un nouveau voyage vers le présent de l'histoire principale. Problème : le Zamasu du présent est éliminé par Beerus après que lui et Whis aient deviné ses plans. Mais alors, d'où vient ce Zamasu "Gokû Black" terrorisant Trunks  ? A quel moment met-il son plan en marche ? Pour le comprendre, il faut raisonner comme pour les troisième et quatrième mondes parallèles vus un peu plus haut, en partant du principe que Trunks a encore une fois modifié le cours normal du temps, scindant le présent en deux mondes parallèles :
  • Le premier est toujours notre histoire principale, celle où Trunks intervient à nouveau et dans laquelle Zamasu est éliminé par Beerus avant de mettre son plan à exécution;
  • Le second est le même que le précédent mais sans l'intervention de Trunks permettant de percer à jour le plan de Zamasu ; celui-ci vole le corps de Gokû en toute impunité et utilise l'Anneau Du Temps affilié au monde de Trunks pour s'y rendre et semer le chaos, s'alliant au passage au Zamasu de ce futur parallèle ; je pense qu'on peut le considérer comme le cinquième monde parallèle du Dragon World, comme en attestent les quatre Anneaux du Temps "parallèles" dont un créé récemment, selon Gowasu.


 A noter que le support papier est encore une fois plus clair que son équivalent animé :
  • Dans le manga, Zamasu apprend l'existence de Gokû lors d'une visite de courtoisie du Kaiôshin de l'Univers 7, totalement indépendante du voyage temporel de Trunks ; connaissant Gokû, Zamasu fera ses recherches (God Tube, Zunô) et mettra son plan à exécution (sans l'intervention de Trunks, cinquième timeline) ou pas (intervention de Trunks, première timeline);
  • Dans l'animé, Zamasu n'apprend l'existence de Gokû que lorsque celui-ci accompagne Beerus et Whis pour une visite de contrôle... qui n'aurait jamais eu lieu si Trunks n'était pas intervenu ; difficile dans ce cas-là d'établir clairement les deux timeline, puisque sans l'intervention de Trunks, Zamasu n'aurait "à priori" jamais connu Gokû.

Voilà pour cette tentative d'explication, qui arrive certes alors que l'arc du manga n'est pas encore terminé, mais motivée par un immense coup de coeur pour le chapitre 21 apportant des explications que je n'espérais plus. Malgré un début quelque peu laborieux, le manga de Toyotarô ne cesse de se bonifier chapitre après chapitre, devenant bien plus qu'un bête support promotionnel rushé et sans intérêt comme on peut le lire à droite à gauche, et offrant de magnifiques dessins et une histoire aussi agréable à suivre que le manga d'origine. Vivement la sortie française du premier tome prévue pour avril prochain !
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(1) Les raisons de cette absence, aucunement liée à une baisse de popularité, sont révélées dans l'ouvrage Akira Toriyama, Le Maître Du Manga, dont je recommande vivement la lecture.
(2) Akira Toriyama avait tellement aimé le téléfilm narrant la lutte acharnée et solitaire de Bardock, qu'il décida d'inclure le personnage sur deux cases du manga, lorsque Freeza note la ressemble de Gokû avec ce Saiyan qui lui tint tête.
(3) Bien que jamais évoquée à l'époque, Ultimate Son Gohan「アルティメット孫梧飯」est la dénomination officielle employée de nos jours dans les produits dérivés de la licence : cartes, jeux vidéo, etc...


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mercredi 14 mai 2014

Strongest Jump 2014 n°6


Pour les amateurs de goodies Dragon Ball, le dernier numéro du mensuel Strongest Jump (Saikyô Jump) propose quelques suppléments dédiés à l'oeuvre d'Akira Toriyama. Tandis que le manga Dragon Ball SD (par Naho Ooishi) continue son bonhomme de chemin, 2 livrets sont insérés dans les pages du magazine : le premier révèle 12 secrets sur le chapitre Majin Boo (via le désormais traditionnel jeu des questions-réponses d'Akira Toriyama), le second étant quand à lui un livret d'illustrations rares de l'auteur - en réalité une simple publicité pour le Super Artbook. Un petit shitajiki est également fourni (à l'image de la couverture du tome 41 dans sa réédition Jump Comics), ainsi que 2 très belles cartes brillantes Dragon Ball Heroes reprenant le poster fourni dans le précédent numéro et illustré par Tadayoshi Yamamuro : Majin Boo contre Son Gokû Super Saiyan 3.



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lundi 12 mai 2014

Dragon Ball - Super Artbook

Bluffé. Tel est mon ressenti après avoir déballé ce Dragon Ball - Super Artbook (Chôgashû), réédition "augmentée" du Great Complete Works 1 "Complete Illustration" de 1995 que Shûeisha a sortie en 2013 en complément des Super Complete Works.


Comme pour ces SCW, j'avais un peu hésité à me le procurer, avant de finalement céder à la tentation en voyant qu'il comptait quand même quelques 70 pages d'illustrations supplémentaires. Mais avant même de le feuilleter, c'est le packaging qui m'a mis une claque : un superbe fourreau orange avec lettres en dorures brillantes, contenant un épais livre rigide à la couverture alternant fond blanc (face avant) et noir (tranche, face arrière et premières pages). Un aspect déjà luxueux, renforcé par le pot-pourri des illustrations formant le titre Dragon Ball. Aucune hésitation, d'emblée ce Super Artbook se présente comme le plus beau livre jamais édité sur Akira Toriyama et sa grande saga, justifiant ainsi ses 3900 Yens qui me paraissaient de prime abord un peu élevés - le Complete Illustrations n'en coûtait "que" 1500.


Après un poster double-face reprenant d'un côté l'illustration préférée de Toriyama (Gokû et Gohan sur l'autruche mécanique) et de l'autre toutes les couvertures "Dragon Ball" des Weekly Shônen Jump, le contenu est structuré de la même manière qu'au sein du Complete Illustrations de 1995 : toutes les illustrations sont regroupées par années. Sauf qu'ici, on dépasse l'année 1995 pour arriver jusqu'en 2013. Au total 70 pages supplémentaires (l'intégralité du Complete Illustrations répond bien sûr à l'appel), reprenant les illustrations les plus récentes de Toriyama : couvertures des tomes de la Perfect Edition et des databooks qui l'ont suivie, illustrations promotionnelles pour les Dragon Box et DVD unitaires japonais, dessins réalisés pour les Carddass de Bandai, et même les frontispices des chapitres de Neko Majin. On retrouve également les "illustrations rares" qui étaient insérées au milieu du GCW 7 "Great Encyclopedia" (ici regroupées par année), ainsi que les couvertures et frises de toutes les éditions originales du manga.







Au final, un superbe artbook plus que complet jusqu'aux settings des personnages de Battle of Gods, paré qui plus est d'une qualité et d'une finition remarquable, Pour chipoter un peu sur le contenu, je dirai qu'il manque toujours certaines couvertures des WSJ dans un format mieux appréciable que le timbre poste. Et d'un point de vue purement subjectif, même si c'est un plaisir de tout avoir regroupé dans cet ouvrage, je dois avouer que je ne suis pas totalement fan des illustrations les plus récentes du maître.
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dimanche 4 mai 2014

Dragon Ball - Super Complete Works 1 ~ 4

Année 1995. Au printemps, Son Gokû tirait sa révérence des pages du Weekly Shônen Jump après un peu plus de 10 ans de bons et loyaux services, tandis que Shûesha préparait une série d'artbooks luxueux sur la grande saga d'Akira Toriyama : les Great Complete Works (GCW), ou Daizenshû pour les intimes. Une collection de 10 livres (7 principaux au format B5 couverture rigide, + 3 volumes supplémentaires couverture souple), dont la sortie s'est étalée entre Juillet 1995 et Août 1996, et regroupant une quantité encyclopédique de données sur les différents médias de l'oeuvre et son univers : manga, anime (série TV + films et spéciaux), mais aussi les célèbres cartes Carddass de Bandai.


En 2013, à l'occasion de la sortie du nouveau film animé Battle of Gods, Shûeisha décida de rééditer ces ouvrages sous une nouvelle dénomination : les Super Complete Works (SCW), ou Chôzenshû en version originale. Au nombre de 4, ces gros pavés de 350 pages reprennent le contenu de la plupart des GCW. En actualisant toutefois les données, car bien qu'absent de la sphère papier et animée durant près de 12 ans, Gokû n'en est pas pour autant resté inactif.

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Dragon Ball - Super Complete Works 1 "Story & World Guide"


Ce premier SCW reprend couverture et contenu du GCW 4 "World Guide", ainsi que celui du GCW 2 "Story Guide". Au sommaire : présentation détaillée de l'histoire, de l'évolution des personnages, des combats, mais aussi du monde de Dragon Ball, des différents peuples qui s'y croisent (à la fois terrestres et extraterrestres), ainsi que des objets mystiques et des machines. A noter la présence de 2 posters insérés de la même manière que ceux des GCW : couverture des GCW 1 & 2 (même poster recto-verso), couverture du GCW 4.


Les plus Super Complete Works
Cette nouvelle édition bénéficie d'une trentaine de pages supplémentaires par rapport à ses équivalents GCW, parmi lesquelles :
- Un nouveau sommaire illustré
- Un nouveau guide de l'histoire reprenant chapitre par chapitre les tomes de la Perfect Edition
- Une description du "nouveau" monde de Dragon Ball, tenant compte des dernières oeuvres dérivées de la saga que sont Neko Majin, Episode of Bardock, Dr Mashihiro Abale-chan, Battle of Gods
- Une nouvelle session de questions-réponses par Toriyama
- Une nouvelle galerie présentant les pages couleurs modifiées de l'ultime chapitre de la Perfect Edition
- Une liste de tous les emblèmes de la saga


Les moins Super Complete Works
Disparition de la galerie d'image des pages couleurs du manga, de même que les premier et dernier chapitres complets pleine page.

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Dragon Ball - Super Complete Works 2 "Animation Guide part 1"


Ce deuxième SCW reprend couverture et contenu du GCW 3 "TV Animation part 1" ainsi que celui des GCW 5 "TV Animation part 2" et GCW extra "TV Animation part 3". Plus particulièrement, seules les Super Battle Scenes sont concernées, du début de Dragon Ball à la fin de Dragon Ball Z, avec toujours les mêmes superbes illustrations de Tadayoshi Yamamuro pour les scènes-clés. Un poster est également inclus, reprenant la couverture du GCW 5 "TV Animation part 2".



Les plus Super Complete Works
Une quinzaine de nouvelles pages sont incluses, décrivant les récentes itérations de Dragon Ball en animation :
- Dragon Ball Kai (première série, jusqu'à la mort de Cell)
- Dragon Ball - Ossu ! Kaettekita Son Gokû to nakama-tachi
- Dragon Ball - Super Saiyajin zetsumetsu keikaku
- Dragon Ball - Episode of Bardock


Les moins Super Complete Works
Néant

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Dragon Ball - Super Complete Works 3 "Animation Guide part 2"


Troisième volume des SCW, celui-ci reprend couverture et contenu du GCW 6 "Movies & TV Specials", ainsi que le contenu des GCW 3 "TV Animation part 1" - GCW 5 "TV Animation part 2" - GCW extra - "TV Animation part 3" non-exploité dans le précédent SCW. Soit la description complète de tous les films et téléfilms d'époque (du premier film Dragon Ball à son film-anniversaire), tous les settings des GCW, et le listing complet des épisodes de Dragon Ball - Dragon Ball Z - Dragon Ball GT. Le poster accompagnant ce volume est un dessin d'Akira Toriyama reprenant tous les personnages de Battle of Gods.



Les plus Super Complete Works
Une trentaine de nouvelles pages axées sur la saga Dragon Ball GT, ainsi que sur le film Battle of Gods.


Les moins Super Complete Works
Disparition des pages Memorial du GCW 6, sur le contexte de sortie des films et les produits dérivés qui étaient alors distribués.

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Dragon Ball - Super Complete Works 4 "Super Encyclopedia"


Cette encyclopédie est le 4ème et dernier volume des SCW. C'est aussi celui qui change le plus par rapport à son équivalent GCW 7 "Great Encyclopedia", la mise en page ayant été presque intégralement modifiée. La chronologie de l'histoire en particulier a été complètement refondue, avec cette fois la même coloration des images que celle des Full Color Comics. Cet ouvrage est un véritable dictionnaire illustré sur le monde de Dragon Ball, ses personnages, objets, techniques spéciales, produits dérivés, etc... Le poster l'accompagnant est sa couverture, qui est celle du GCW 7.


Les plus Super Complete Works
En plus d'une mise à jour de tous les dictionnaires avec les données apportées par les dernières productions (jusqu'au film Battle of Gods), une trentaine de pages supplémentaires sont insérées :
- Introduction du livre sous la forme d'une chronologie de toutes les productions manga et animées de la saga (du manga Dragon Ball au film Battle of Gods)
- Rajout de la saga Dragon Ball GT à la chronologie officielle de l'histoire
- Extension de la rubrique goodies, avec listing illustré de tous les produits dérivés sortis entre 1996 et 2013
- Rajout des illustrations des sommaires des 42 tomes originaux


Les moins Super Complete Works
Disparition de certaines pages de la Great Encyclopedia, comme les expression et manières, questions du grand concours Dragon Ball de 1993, ou encore la sélection de postfaces de Toriyama.

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Voilà pour ces Super Complete Works. On notera l'absence du GCW 1 "Complete Illustration", mais celui-ci a néanmoins été réédité à part sous la dénomination Dragon Ball - Super Artbook (Dragon Ball - Chôgashû). En revanche, les GCW extra "Carddass Perfect File" volume 1 & 2 n'ont, eux, pas été réédités à ce jour.

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