vendredi 24 février 2017

Les futurs alternatifs dans Dragon Ball (Super) : tentative d'explication

En préambule à cet article, et en tant que fan de la première heure, je salue Akira Toriyama pour la cohérence générale du manga Dragon Ball. Une petite prouesse quand on connaît l'enfer des délais de la publication hebdomadaire et certaines anecdotes concernant l’exigence de son tantô (responsable d'édition faisant le lien entre le mangaka et sa maison d'édition), obligeant parfois (souvent ?) notre génialissime auteur à repenser son histoire. Ainsi et en ce qui me concerne, du tome 1 au tome 42 de Dragon Ball, le seul point fâcheux est Trunks mentionnant que les Androïdes ayant détruit son futur sont N°19 et N°20. Dont l'apparence ne convenait pas au fameux tantô, d'où la création de N°17 et N°18, blablabla... Ce détail n'a, me semble-t-il, jamais été modifié, de toutes les rééditions que le manga ait connues, sans doute car il ne s'agit pas d'une erreur à proprement parler.


Comme les plus anciens le savent, Dragon Ball aura été absent douze ans de la scène animée⁽¹⁾, de 1997 (fin de Dragon Ball GT) à 2009 avec le lancement de Dragon Ball (Z) Kai. Mais c'est en 2013 que se fera le véritable revival, avec la sortie du quatorzième film Dragon Ball Z, Battle Of Gods, censé être une suite officielle sous la houlette de l'auteur. Puis viendra un quinzième film en 2015, Fukkatsu No F, avant qu'une toute nouvelle série ne débarque l'année d'après, Dragon Ball Super. Toujours produite par Tôei Animation, celle-ci se décline également sous la forme d'un manga réalisé par Toyotarô sous la supervision d'Akira Toriyama lui-même, qui fournit également les grandes lignes de l'histoire à l'équipe technique de la série. Le contexte de publication n'est pas le même qu'à l'époque, puisque l'animé devance le manga dans le cas présent, ce dernier n'étant prépublié que mensuellement dans le V-Jump à raison d'une quarantaine de pages par mois. Ce qui ne change pas, en revanche, ce sont les épisodes filler (bouche-trous), créés ici, à l'inverse, pour ne pas trop distancer la version papier.

Ce revival Dragon Ball, que tout un chacun jugera utile ou non, n'est pourtant pas un modèle de cohérence, entre Akira Toriyama qui piétine étrangement le premier téléfilm Dragon Ball Z⁽²⁾ dans le chapitre Dragon Ball Minus de son manga one-shot Ginga Patrol Jaco, ou encore Son Gohan perdant inexplicablement sa transformation Ultimate⁽³⁾ que le manga sous-entendait (à travers le Vieux Kaiôshin) comme remplaçant celle en Super Saiyan, donc à priori définitive. Plus récemment, nous avons assisté au come-back fracassant de Trunks du futur dans Dragon Ball Super, dans un arc portant son nom (Mirai Trunks Hen) et dont le retour suscite quelques interrogations présentes et passées sur la gestion des voyages temporels dans Dragon Ball. D'autant que le Dragon World s'est depuis élargi avec la révélation sur l'existence de 12 Univers, la Terre faisant partie de l'Univers 7.

Mais mettons de côté les 12 Univers. Tout d'abord, et contrairement à ce que l'on voit dans la trilogie cinématographique Retour Vers Le Futur, il n'existe pas qu'une seule et unique ligne temporelle (ou timeline) modulable à souhait dans Dragon Ball. Une modification conséquente du passé entraîne la création d'une nouvelle timeline, soit une nouvelle réalité, nouveau monde alternatif ou nouveau monde parallèle. A travers les événements vu dans l'arc des Androïdes et de Cell, on dénombre l'existence de quatre mondes parallèles dans le Dragon World, tous répertoriés par les rédacteurs de Shûeisha dans l'ouvrage Dragon Ball Daijiten (Le Dictionnaire De Dragon Ball chez nous), septième et dernier volume de la collection Dragon Ball Daizenshû, "grande et complète", comme son nom l'indique. Attention, ça se complique ! Ces mondes, les voici :
  • Le premier est l'histoire principale telle que nous la connaissons;
  • Le deuxième est celui d'où vient Trunks, soit un monde où tous nos héros sont morts, et celui qui est précisément en danger dans Dragon Ball Super;
  • Le troisième est celui d'où vient Cell, c'est-à-dire un futur dans lequel Trunks est rentré désactiver les Androïdes avec les plans trouvés dans le laboratoire du Dr Gero, s'y faisant tuer par sa créature qui volera la Time Machine et remontera le temps pour absorber N°17 et N°18, rejoignant ainsi l'histoire principale;
  • Le quatrième découle du précédent, à savoir que s'il existe un monde dans lequel Trunks est rentré désactiver les Androïdes, il en existe un autre assez similaire au premier duquel Trunks est absent. Notez que j'émets une réserve sur les propos du livre disant que le Cell Game s'y tient, puisqu'il me semble que l'arrivée de Cell et plus précisément la découverte d'une seconde Time Machine sont les raisons pour lesquelles Trunks ne rentre pas immédiatement à son époque avec les plans.

Dragon Ball Super réintroduit donc Trunks du futur, dont le retour soulève une interrogation qu'on ne se posait pas forcément : comment a-t-il pu revenir dans cette timeline qui n'est pas la sienne ? En poussant plus loin, on aurait déjà pu se demander comment il avait pu revenir aider nos héros contre les Androïdes... voire même carrément repartir la première fois "dans son temps" après avoir donné le médicament à Gokû ! Bien sûr, il n'était pas encore établi que notre voyageur temporel avait créé une autre timeline. Akira Toriyama le fera progres-sivement en expliquant que ce qui affecte l'histoire principale ne modifie pas le futur de Trunks. Concrètement, dans Dragon Ball, on avait :
  • Trunks revenant vers le passé pour avertir nos héros de la menace Androïde et sauver Gokû d'une maladie cardiaque ; aucun problème, c'est bien "son" passé;
  • Trunks retournant ensuite vers son époque ; ça coince, il a déjà modifié le temps, donc aurait dû trouver le futur de l'histoire principale;
  • Trunks revenant donner un coup de main contre les Androïdes ; ça coince, ce n'est plus "son" passé;
  • etc...

Ainsi, il semblerait que la Time Machine, en marge de sa capacité à voyager dans le temps, puisse aussi passer d'un monde parallèle à l'autre. L'animé Dragon Ball Super ne s'attardera pas dessus, confondant par ses non-dits le futur de l'histoire principale et le futur de Trunks. En revanche, et c'est une très bonne surprise, le chapitre 21 du manga donne une explication (ou tout du moins, essaie) par l'intermédiaire de Bulma :
  • Le futur de Trunks n'est pas celui du présent de l'histoire principale;
  • Le futur de Trunks est celui d'un monde parallèle connecté au présent de l'histoire principale par une configuration initiale bien précise, incluant un délai à respecter (si 24h passent dans le présent, ce doit être pareil dans le futur);
  • Cette configuration ne doit en aucun cas être modifiée, sous réserve de perdre cette connexion et d'atterrir ailleurs;
  • La connexion s'affaiblit à chaque voyage.

Et là je dis, bravo ! Ces explications rendent un peu de cohérence aux voyages temporels de la saga, et démontrent aussi que l'équipe technique de la série animée est loin d'avoir toutes les éléments en main. Rappelons que dans celle-ci, Gokû Black apparaît dans le présent de l'histoire principale et détruit la Time Machine de Trunks, obligeant Bulma à ressortir et réparer celle de Cell. L'idée n'est pas mauvaise et témoigne d'un certain soucis du détail, mais en tenant compte des explications de la Bulma du manga, adieu la configuration initiale bien précise liant le futur de Trunks au présent. Voire même pire : si la Time Machine est connectée à son point de départ, alors Gokû et Vegeta auraient pu se retrouver... dans le troisième monde parallèle, celui d'où vient Cell !

Un autre point épineux concerne l'antagoniste de l'arc, à savoir Zamasu. Sous l'apparence "Gokû Black", Zamasu, plus précisément le Zamasu du présent, asservit le futur de Trunks, raison pour laquelle ce dernier entreprend un nouveau voyage vers le présent de l'histoire principale. Problème : le Zamasu du présent est éliminé par Beerus après que lui et Whis aient deviné ses plans. Mais alors, d'où vient ce Zamasu "Gokû Black" terrorisant Trunks  ? A quel moment met-il son plan en marche ? Pour le comprendre, il faut raisonner comme pour les troisième et quatrième mondes parallèles vus un peu plus haut, en partant du principe que Trunks a encore une fois modifié le cours normal du temps, scindant le présent en deux mondes parallèles :
  • Le premier est toujours notre histoire principale, celle où Trunks intervient à nouveau et dans laquelle Zamasu est éliminé par Beerus avant de mettre son plan à exécution;
  • Le second est le même que le précédent mais sans l'intervention de Trunks permettant de percer à jour le plan de Zamasu ; celui-ci vole le corps de Gokû en toute impunité et utilise l'Anneau Du Temps affilié au monde de Trunks pour s'y rendre et semer le chaos, s'alliant au passage au Zamasu de ce futur parallèle ; je pense qu'on peut le considérer comme le cinquième monde parallèle du Dragon World, comme en attestent les quatre Anneaux du Temps "parallèles" dont un créé récemment, selon Gowasu.


 A noter que le support papier est encore une fois plus clair que son équivalent animé :
  • Dans le manga, Zamasu apprend l'existence de Gokû lors d'une visite de courtoisie du Kaiôshin de l'Univers 7, totalement indépendante du voyage temporel de Trunks ; connaissant Gokû, Zamasu fera ses recherches (God Tube, Zunô) et mettra son plan à exécution (sans l'intervention de Trunks, cinquième timeline) ou pas (intervention de Trunks, première timeline);
  • Dans l'animé, Zamasu n'apprend l'existence de Gokû que lorsque celui-ci accompagne Beerus et Whis pour une visite de contrôle... qui n'aurait jamais eu lieu si Trunks n'était pas intervenu ; difficile dans ce cas-là d'établir clairement les deux timeline, puisque sans l'intervention de Trunks, Zamasu n'aurait "à priori" jamais connu Gokû.

Voilà pour cette tentative d'explication, qui arrive certes alors que l'arc du manga n'est pas encore terminé, mais motivée par un immense coup de coeur pour le chapitre 21 apportant des explications que je n'espérais plus. Malgré un début quelque peu laborieux, le manga de Toyotarô ne cesse de se bonifier chapitre après chapitre, devenant bien plus qu'un bête support promotionnel rushé et sans intérêt comme on peut le lire à droite à gauche, et offrant de magnifiques dessins et une histoire aussi agréable à suivre que le manga d'origine. Vivement la sortie française du premier tome prévue pour avril prochain !
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(1) Les raisons de cette absence, aucunement liée à une baisse de popularité, sont révélées dans l'ouvrage Akira Toriyama, Le Maître Du Manga, dont je recommande vivement la lecture.
(2) Akira Toriyama avait tellement aimé le téléfilm narrant la lutte acharnée et solitaire de Bardock, qu'il décida d'inclure le personnage sur deux cases du manga, lorsque Freeza note la ressemble de Gokû avec ce Saiyan qui lui tint tête.
(3) Bien que jamais évoquée à l'époque, Ultimate Son Gohan「アルティメット孫梧飯」est la dénomination officielle employée de nos jours dans les produits dérivés de la licence : cartes, jeux vidéo, etc...


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mercredi 1 février 2017

Dragon Ball Carddass - Fukkoku Design Collection 2


Eh nom, Bandai n'a pas laissé "complètement" tomber les rééditions Carddass Dragon Ball, comme en témoigne la sortie de ces Dragon Ball Carddass - Fukkoku Design Collection 2. Suite directe des FDC 1 et des Dragon Ball Carddass - Selection Booster Vol.1 (on ignore toujours pourquoi dénomination et format ont changé en cours de route), ces FDC 2 réimpriment logiquement les parts 11 et 12 de la série principale des Carddass, intitulées respectivement Môi ! Hagane No Chô Senshi ("Le super guerrier de métal enragé") et Gyakushû ! San Dai Sûpâ Saiyajin, en Français "La contre-attaque des trois grands Super Saiyan".

Booster box : recto
Booster box : verso
Booster pack

Tout comme les FDC 1, les cartes sont distribuées à la fois en vending machine et en booster box, exclusivement sur internet pour cette dernière, et via certaines boutiques en ligne sélectionnées spécialement par Bandai. La collection se compose de 85 cartes réparties en 42 cartes (36 normal card, 6 prism card) pour la part 11 et 43 cartes (36 normal card, 7 prism card) pour la part 12. On en déduit immédiatement que la fameuse Carddass n°500, double-prism card¹ à l'origine, est ici séparée en 2 prism card bien distinctes : le dessus (maquette classique représentant les 3 Super Saiyan) et le dessous original intitulé The Memorial Carddass, visuel commémorant la numérotation 500. Comme précédemment, chaque box contient 20 packs et chaque pack 6 cartes. Très mauvaise nouvelle en revanche : la box ne permet pas de réunir le set complet, car elle ne contient que 12 prism card sur les 13 😞

Contenu d'un pack
Part 11 (manque une prism card)
Part 12, 7 prism card

Qualitativement, pas de surprise, c'est identique aux précédentes rééditions : les normal card, bien qu'épaisses et rigides, ont toujours l'air un peu floues (comme si une couche de plastique avait été appliquée sur le visuel), tandis que les prism card passent toujours pour des photocopies avec perte de détails et dégradés couleurs ruinés en arrière-plan. Avec toujours cet effet de brillance "miroir", qui ne scintille qu'à la lumière. Autre chose : en visitant la page dédiée du site officiel Carddass, on remarque que Bandai annonce clairement des différences avec les premières éditions d'époque, citant deux points : la non-brillance de la foil mark donnant la nature de la carte (ok, on l'avait remarqué), et... l'illisibilité du pouvoir caché dans la zone scouter. Waou. Violent. Je ne sais pas, pour moi ces propos sonnent clairement comme "On sait qu'on vous vend de la merde des photocopies basse qualité, mais on s'en fiche". D'autant que le géant nippon n'a pas d'excuse, ces particularités étaient bien présentes sur les Dragon Ball - Carddass Selection Booster Vol.1 (pour la foil mark brillante) et Dragon Ball Carddass - Complete Box parts 31 & 32 pour la zone scouter lisible. Bref, de quoi sacrément me refroidir. Point(s) positif(s) pour compenser ? Toujours les mêmes (logo, design de la box et des packs assez chouettes, plaisir d'ouvrir des sachets Carddass old-school en 2017), mais cela pèse de moins et moins.

Que rajouter de plus ? Ah oui, par rapport à l'Androïde N°16 dont le DP était mis en évidence par une cartouche "brûlante" dans la part 10... La part 11 conserve cette particularité et chiffre son potentiel de destruction à 999. C'est la valeur la plus élevée, en corrélation avec le fait qu'il est le combattant le plus puissant à ce stade de l'histoire : surpassant la fusion Piccolo/Dieu et N°17, et capable de tenir tête à un Cell ayant absorbé des humains par milliers. Ainsi, la cartouche brûlante et la valeur 999 symbolisent une limite, qui sera franchie tout d'abord par Cell lorsqu'il absorbera N°17, puis par les Super Saiyan lorsqu'il sortiront de la Salle de l'Esprit et du Temps. Mais ce ne sera que dans la part 13, si toutefois Bandai poursuit l'aventure.

Au final, mon avis ne change pas. Ces rééditions sont très bien pour ceux qui ne possèdent pas les premières éditions Pour les autres en revanche... Personnellement je regrette encore et toujours que Bandai n'ait pas enchaîné les Complete Box Dragon Ball Super avec les parts 33 et plus, car aux moins ces cartes, en plus d'être inédites, avaient bel et bien la consistance d'il y a 20 ans. A bon entendeur, même si c'est hélas un peu tard 😒

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¹En fait, le site officiel Carddass parle carrément de hidden-prism card, dénomination jadis réservée aux prism card Super Battle "Power Level" Max qui se cachaient sous des visuels normaux décollables. 
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jeudi 15 décembre 2016

La détermination des guerriers selon Banpresto

Comme je l'ai déjà mentionné, Banpresto est responsable de mon intérêt récent pour les figurines tirées de l'univers Dragon Ball, alors que ce "Bandai du pauvre" fut jadis le principal artisan de mon dégoût des statuettes à l'effigie de Son Gokû. En évoquant leur spectaculaire progression dans le domaine des prize figure, j'avais manifesté mon intérêt pour une nouvelle gamme à l'allure prometteuse : les Resolution of Soldiers. Trois personnages sont aujourd'hui disponibles, et trois autres ont été annoncés dont l'un (le quatrième, donc) devrait sortir incessamment sous peu. Sachant que les figurines produites en masse peuvent être qualitativement très inférieures aux prototypes présentés en salon, que valent vraiment ces Resolution of Soldiers ?

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Première remarque : la gamme semble s'attarder exclusivement sur l'arc Androïdes / Cell (ce qui est loin de me déplaire car il s'agit de ma période préférée de Dragon Ball Z), comme en témoigne sa line-up. On retrouve ainsi Son Gokû Super Saiyan au dôgi vierge de signe distinctif (sorti en juillet 2016), Vegeta Super Saiyan dans sa traditionnelle armure de combat (août 2016), Mister Satan (novembre 2016), et bientôt Son Gohan Super Saiyan 2 enfant en tenue de Piccolo (décembre 2016), Trunks du futur cheveux longs en armure de combat (février 2017) et Gohan du futur Super Saiyan dans son dôgi caractéristique en mai 2017. Deuxième remarque : l'échelle des tailles semble respectée. Ainsi, Son Gokû atteint les 21cm des pieds à la pointe de ses cheveux jaunes dorés, Vegeta un peu plus de 18cm, et Mister Satan dépasse les 19cm.


Troisième remarque : on peut dire que cette gamme porte bien son nom ! Banpresto a en effet choisi de mettre en avant la détermination des guerriers en misant tout sur des postures originales, classes, spécifiques à chacun d'eux, et des visages expressifs, résolus, montrant des types prêts à "casser des gueules". Une totale réussite, on sent qu'il ne faut surtout pas les emmerder, et c'est la principale raison qui m'a faite craquer. Ca et une sculpture quasi parfaite, détaillée (muscles et vêtements), faisant qu'on reconnait sans mal les personnages. La peinture avec dégradés n'étant pas en reste.


Le verso des boîtes révèle le nom des artistes (eh oui, j'ai toujours mis un point d'honneur à ne pas l'ignorer, "rendons à César ce qui est à César"), mais difficile de vraiment préciser leur rôle dans ce domaine qui m'est inconnu : Makoto Yokoishi à la direction artistique (ou art director, je pense qu'il s'agit là du sculpteur), Akira Yamagishi en tant que graphiste (graphic designer, sans doute conception du packaging), et Hiroki Sugio au contrôle de la production (?) (seisaku tôkatsu).


Au niveau de ma préférence, je dois confesser que c'est Mister Satan qui l'emporte haut la main. Pour la simple et bonne raison que jamais au grand jamais je n'aurai pensé un jour acheter une figurine à son effigie, même par pur esprit de collection. Et pourtant là, j'ai su qu'il me l'a fallait dès qu'elle fut dévoilée ! Ce qui montre la qualité exceptionnelle de cette gamme (malgré un rendu plastique toujours apparent), en espérant du coup que Banpresto songe aux guerriers secondaires comme Yamcha, Tenshinhan et Kuririn. A l'inverse de Mister Satan, Vegeta est celle qui m'a un poil déçu, pour une raison révélant peut-être du chipotage : sa main ne touche pas son visage. ce qui, je trouve, gâche un peu son expression.

C'est tout pour cette gamme toujours à petit prix (comptez 15€ en fouillant bien la toile, même si attention, elles partent très vite !), rendez-vous en fin d'année pour la Resolution of Soldiers Son Gohan !😉

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mardi 18 octobre 2016

Dragon Ball Carddass - Fukkoku Design Collection

Retour des articles après la traditionnelle période estivale durant laquelle mon travail phagocyte tout. Aujourd'hui, je vais parler de la (fraîchement sortie) suite des Dragon Ball Carddass - Selection Booster Vol.1 (réédition des Carddass Dragon Ball), intitulée logiquement Dragon Ball Carddass - Selection Booster Vol.2 Dragon Ball Carddass - Fukkoku Design Collection. Euh, vous ne comprenez pas ? Moi non plus, car pour une raison qui échappe à tout le monde, et après 10 mois d'attente, Bandai a changé le nom de la collection (devenant ainsi identique à la réédition des Carddass Sailor Moon), mais aussi son format puisqu'on passe d'une sélection de 128 cartes parmi les Carddass parts 1 à 8, à une réédition complète des parts 9 et 10. Celle-ci est d'ailleurs sous-titrée Fukkatsu no Jinzôningen & Coola hen, qu'on peut traduire/adapter par "Réimpression des parties Androïdes et Coola". La part 9 est en effet dédiée au frère de Freeza, tandis que la 10 aborde les humains artificiels créés par le Dr Gero.

Carddass Dragon Ball part 9.
Carddass Dragon Ball part 10.

Petit rappel historique :
  • La part 9, intitulée Sôzetsu !! Saikyô versus Saikyô ("Grandiose ! Le combat des plus forts") fut éditée pour la première fois en novembre 1991. L'arc original Garlic Jr de Dragon Ball Z arrivait à son terme (certaines cartes lui sont d'ailleurs dédiées), tandis que le manga entamait déjà la partie de cache-cache avec le Dr Gero.
  • La part 10, nommée quant à elle Senritsu !! Jinzôningen kidô ("Terreur !! L'activation des Androïdes"), fut originellement lancée en février 1992. Cell venait d'apparaître dans le manga, tandis que l'anime montrait tout juste les Androïdes N°19 et 20.

Booster box : recto.
Booster box : verso.
Contenu d'un pack.

Les cartes sont à la fois distribuées en vending machine et booster box, ces dernières semblant exclusives à la boutique en ligne AmiAmi. Une box renferme 20 packs et chaque pack contient 6 cartes. La collection complète en compte logiquement 84 (42 pour la part 9, 42 pour la part 10) réparties en 72 normal card et 12 prism card (oui, Bandai a laissé tomber le terme holo card), et je confirme qu'une seule box suffit à réunir le set complet. Un pack contient également une card list (checklist) parmi deux disponibles. Aucune carte bonus n'est, cette fois, incluse...

Prism card 1991 vs. 2016.
Foil mark 1992 vs. 2016.

La qualité des cartes va, hélas, encore faire débat :
  • Les prism card sont identiques aux holo card des Selection Booster Vol.1, c'est-à-dire très fines, se courbant dès la sortie des packs, et avec le même type de brillance "miroir". L'impression n'est hélas guère mieux, car à l'image du contour de la prism card B-4, ce sont ici les nuages en arrière plan de Coola qui disparaissent purement et simplement; 
  • Les normal card se distinguent quant à elles des premières éditions 1991/1992 par une foil mark... qui n'est plus foil. Bandai a en effet supprimé de manière incompréhensible la brillance holographique des marques donnant la famille des cartes alors qu'elle était pourtant bien reproduite sur les Selection Booster Vol.1.
  • Autre détail pouvant faire rager (ou pas) les collectionneurs : la numérotation est celle d'époque, et ne reprend donc pas là où les Selection Booster Vol.1 se sont terminées.
Bref, on a vraiment du mal à comprendre où Bandai veut en venir, mais je citerai au moins en (très) bons points le design de la box (aux allures de mini Complete Box) et des packs, et surtout le nouveau logo Dragon Ball Carddass que j'aime beaucoup.


Pour terminer, quelques remarques générales sur ces cartes. C'est la minute flashback.
  • Une des particularité des Carddass Dragon Ball était de sortir quasi-simultanément à la publication du manga et à la diffusion de la série, ce qui engendrait des couleurs originales pour certaines tenues et quelques personnages, faute de setting établi. Ici par exemple, un costume Yardrat vert et un King Cold tel son nom, bleu glacial;
  • La puissance des cartes de la part 9 est exprimée en BP (Battle Power), tandis que celle de la part 10 est quantifiée en DP, ou Destroïd Power. Le BP correspond au potentiel de combat (identique aux valeurs du Scouter dans les premières parts), indétectable chez les Androïdes, d'où la valeur 0 pour la dernière carte de la part 9 mettant en scène N°19 et 20. Bandai changera donc le BP en DP à partir de la part 10 pour exprimer non plus le potentiel de combat mais celui de destruction. Notez que le DP inconnu de N°16 est bien mis en évidence... et j'évoquerai pourquoi si les parts suivantes sortent un jour.

Voilà pour ces Dragon Ball Carddass - Fukkoku Design Collection. Est-ce que je conseille l'achat ? Oui à ceux qui ne les possèdent pas, ou dont les premières éditions ne sont plus de première jeunesse, comme moi. Non aux autres. Est-ce que la suite sortira ? Très honnêtement, je ne pense pas. Visiblement Bandai n'a pas jugé suffisantes les ventes des Selection Booster Vol.1, et j'imagine mal ces Fukkoku Design Collection se vendre davantage compte-tenu du prix d'une box, et sans aucune plus-value comme de "nouvelles" cartes bonus. C'est vraiment regrettable que la mayonnaise ne prenne vraiment pas avec les rééditions Carddass Dragon Ball, et même avec la suite puisqu'on attend toujours d'hypothétiques parts 33 et 34 Dragon Ball Super. Peut-être verra-t-on une nouvelle tentative en 2018, à l'occasion des 30 ans de la marque Carddass ?
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dimanche 24 juillet 2016

Dragon Ball Super - Clear Card Collection Gum 2

Tandis que Bandai semble avoir définitivement tiré un trait à la fois sur les Dragon Ball Carddass - Selection Booster & Dragon Ball Carddass - Revival Legend (respectivement réédition et suite des anciennes Carddass) pour se concentrer uniquement sur les Dragon Ball Heroes & Dragon Ball - IC Carddass, Ensky continue d'éditer de nouvelles cartes estampillées Dragon Ball Super avec la suite des Clear Card Collection Gum éditées en mars dernier, nommée logiquement Clear Card Collection Gum 2.



La distribution est bien sûr identique à la part 1 : sous forme de pack ou de box, chaque box contenant 16 packs et chaque pack offrant un chewing gum accompagné de 2 clear card pour un total de 35 différentes, soit une de plus que pour la part 1. Un rapide calcul montrera qu'il faut au moins deux box pour réunir le set complet, encore que personnellement, les 3 cartes qu'il me manquait dans la première sont tombés dans les deux derniers packs de la seconde. Inutile de dire que j'ai sué jusqu'à la fin.


35 cartes pour le set complet ? Plutôt 35 + 1, car comme pour la part 1, une special card promotionnelle est offerte dans chaque box. A l'effigie de Bulma ado, celle-ci est numérotée BOX02. Pas de nouveau classeur storage file, mais ces 36 nouvelles cartes complètent celui édité en même temps que la part 1 à la pochette près.



D'un point de vue visuel, Ensky nous offre de nouvelles illustrations dont le style de colorisation flashy tranche toujours avec les Dragon Ball Heroes et IC Carddass. Comme pour la part 1, on retrouve aussi bien du Dragon Ball Z que du Dragon Ball Super, un certain nombre de cartes étant dédié aux combattants de l'univers 6 qu'on voit dans le troisième arc de la série. La qualité des visuels est toujours globalement bonne, même si certaines cartes présentent des personnages quelque peu "épais" et/ou avec une tête un peu grosse. Espérons néanmoins qu'une part 3 voit le jour, avec Trunks du futur et Gokû Black.
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